Le WingFoil est un sport de glisse innovant qui se pratique avec une aile tenue à deux mains, la "wing", et un foil monté sur une planche de Stand Up Paddle compacte.
Grâce au foil, il est possible de décoller au-dessus de l’eau et de surfer en lévitation au-dessus de la surface. L’aile, quant à elle, apporte maniabilité et puissance, facilitant ainsi le décollage du foil par l'utilisation de la force du vent.
Découvrir le WingFoil, c’est s’ouvrir à de nouvelles sensations, profiter pleinement de la nature, relever de nouveaux défis et vivre des moments de pur plaisir sur l’eau. Que vous soyez novice ou passionné de sports nautiques, le WingFoil offre une expérience unique qui mérite d’être explorée.
Heureusement, notre club de voile compte parmi ses membres des pratiquants de divers niveaux qui sont prêts à partager leurs connaissances et à vous accompagner dans votre découverte de ce sport passionnant. Voici une vidéo de Fabrice pour vous donner un aperçu :
Et une seconde, réalisée lors de la tempête Ciaran (octobre/novembre 2023), avec Fabrice et Marcel :
Si la découverte du WingFoil vous intéresse, ou si vous êtes déjà pratiquant et que vous souhaitez vous entraîner avec nous, laissez-nous un message via notre formulaire de contact.
C'est bête de le dire comme ça mais un voilier ça avance avec le vent. C'est même un peu ça le concept.
Et dans le vocabulaire de la voile ce qu'on appelle allure ce n'est pas la vitesse du voilier mais la direction d'où provient le vent par rapport au bateau. D'ailleurs en anglais on dit point of Sail et en espagnol Ángulos del viento. Ce qui a au moins le mérite d'être plus clair.
Intuitivement, on pourrait se dire que le vent pousse le bateau. Donc, s'il vient de l'arrière, on avance. S'il vient de l'avant, on recule. C'est vrai mais c'est quand même un peu plus compliqué que ça.
Bon, si le vent vient franchement de face, à un angle d'environ 45° ou moins, un voilier ne peut avancer. Il aura même tendance à reculer un peu. On dit alors qu'il est face au vent ou bout au vent. Il est non propulsif et ses voiles faseyent (elles battent comme des drapeaux). C'est une situation à éviter sauf :
Si on veut arrêter le bateau.
Pour hisser ou affaler la grand-voile
Par contre, si le vent arrive avec un angle compris entre 45° et 80°, il se produit un phénomène compliqué : le bateau est aspiré vers l'avant, comme si ses voiles étaient des ailes d'avion. On remonte alors vers le vent et on dit alors qu'on navigue au près.
Si on veut chipoter, on peut distinguer trois allures de près :
Le près serré. Le vent arrive à un angle entre 45° et 55°. Les voiles sont bordées au maximum et le voilier gîte.
Le bon plein. Le vent arrive à un angle entre 55° et 65°. Les voiles sont moins bordées, le voilier se redresse et accélère.
Le petit largue. Le vent arrive à un angle entre 65° et 80°
Entre 80° et 100° on dit qu'on est au travers.
À partir de 100°, on est dans les allures portantes. Dans ce cas :
Le bateau est plutôt à plat
On ressent beaucoup moins le vent qu'au près et on a donc une sensation de chaleur
Le bateau avance avec les vagues et on peut même essayer de les surfer
La barre est plutôt molle et facilement manipulable
Là aussi, on peut ergoter et distinguer trois allures de portant :
Le largue. Le vent arrive à un angle entre 100° et 120°.
Le grand largue. Le vent arrive à un angle entre 120° et 170°.
Le vent arrière. Le vent arrive à un angle supérieur à 170°.
L'animation ci-dessous permet de voir le comportement du bateau en fonction de l'orientation du vent. On peut faire "tourner" le vent en cliquant sur le cercle extérieur et changer le cap du bateau en cliquant dans le cercle intérieur.
Cap bateau : ???
Direction du vent : ???
Girouette (angle du vent par rapport au bateau) : ???
Vent debout
Le voilier est face au vent et ne peut pas progresser. Il est non propulsif et ses voiles faseyent (elles flottent comme des drapeaux).
Près serré
Le près est une allure sportive que recherchent les régatiers. Les voiles sont bordées à plat et leur ouverture par rapport à l’axe du bateau est faible, ce qui permet un écoulement laminaire des filets d’air. La gîte (l'inclinaison latérale) est forte du fait de la forte composante latérale du vent sur les voiles. Le bateau subit une dérive et adopte un comportement nerveux, très tendu.
Bon plein
À cette allure, la vitesse est bonne et la dérive faible. Les voiles s’arrondissent et leur ouverture par rapport à l’axe de la coque augmente, l’écoulement restant laminaire. La gîte diminue et les chocs avec les vagues se font moins violents.
Petit largue
Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas une allure de portant. La vitesse est bonne et les avantages du bon plein se confirment en s’accentuant.
Travers
Les voiles se creusent un peu et leur ouverture par rapport à l’axe du bateau s’accentue encore, de façon à augmenter la composante avant, tout en conservant un écoulement laminaire. La gîte est quasi nulle et l'influence des vagues par temps
moyen est négligeable. Cette allure est souvent optimale, tant du point de vue de la vitesse que du confort.
Largue
Les voiles sont très ouvertes et gonflées pour optimiser leur rendement. À cette allure et aux suivantes, qualifiées d’allures portantes, on peut remplacer la voile d’avant par une grande voile légère, plus creuse et plus efficace, qui se gonflera avec le vent (gennaker, spinnaker).
Grand largue
C'est l'allure la plus rapide, car la force du vent s’exerce au maximum dans l’axe du bateau. Mais le confort diminue notablement car l’écoulement de l’air dans les voiles devient turbulent, celles-ci étant notablement écartées de l’axe du bateau. Les
vagues, qui généralement arrivent également de cette même direction, provoquent des mouvements de roulis et de lacet (perte d’efficacité du safran) désagréables et quelquefois impressionnants pour le barreur. C'est également une configuration où on est proche de l'empannage.
Vent arrière
Les voiles sont très ouvertes et la grand-voile peut même déventer la voile avant.
Pour tous les punks (et ex-punks) qui veulent faire de la voile et qui trouvent le volumineux cours des Glénans (8em édition, 1072 pages, 1500 dessins et photographies) certes complet, mais aussi un peu rasoir, il y a la version Rock 'n' roll : Le cours des néglans. A lire en écoutant "Anarchy in the UK" à fond.
Bon, vous connaissiez sans doute déjà cette bédé, mais sinon, ça vaut la peine de la télécharger gratuitement (et ensuite de laisser, si elle vous a plu, une petite contribution aux auteurs ).
Avec ses 3 à 4 millions de pratiquants, la France est la première nation de voile au monde. Et, chaque année, il y a plus de 3 000 régates de Voile Légère recensées par la FFV.
Les formes que peuvent prendre ces régates sont très variées : parcours construit ou ouvert, temps réel ou compensé, monotypie ou interséries... Bon, on va laisser de côté le vocabulaire un moment.
Pour découvrir les compétitions susceptibles de l’intéresser, l’amateur de voile peut se tourner vers le site officiel de la Fédération Française de Voile. Cette plateforme propose un calendrier exhaustif des régates répertoriant toutes les courses déclarées et offrant la possibilité de les filtrer selon différents critères tels que la région, le département, le type de pratique, le niveau de compétition, le type de parcours… Voici à quoi ressemble ce calendrier :
Quand on n'a pas l'habitude, ce n'est pas franchement très clair.
Les premières colonnes ne posent pas de problème : date, nom de la régate. Puis on a le club organisateur. Par exemple :
On a ensuite le grade qui permet de hiérarchiser les compétitions en fonction de leur niveau sportif :
Grades des Régates
Grade
Description
Arbitrage
5C
Ces grades regroupent les épreuves dédiées aux membres de clubs et de coureurs dont le niveau sportif est inférieur au grade 4. Ils visent à encourager la pratique de la compétition dans une atmosphère conviviale et à favoriser la promotion de ces activités.
Arbitres de clubs (sans qualification)
5B
Arbitres régionaux
5A
4
Championnats de France.
Arbitres nationaux (dérogation possible pour arbitres régionaux)
3
Championnats de France « Événement FFVoile ».
Arbitres nationaux
2
Épreuves à participation internationale.
1
Épreuves majeures à participation internationale.
Arbitres nationaux et internationaux
W
Championnats du Monde de Classe Olympique
Évidemment, seuls les grades 5C à 5A nous concernent. On a par exemple :
La "Régate de Môman-Samedi" à Olgy : 5C
La "Régate d'ouverture" de la Société Nautique de Basse Moselle : 5B
La "Coupe ville de Creutzwald" : 5A
Et, juste pour se faire une idée :
La "Régate Nationale CIP Optimist course par équipe" à La Rochelle : 4
Le "Championnat de France de Classe 470" : 3
Le "Championnat d'Europe Jeunes 470 Mixte" : 2
Le "Championnat du Monde Jeune Nacra 17" : 1
Les Jeux olympiques : W
Deux petites choses encore avant de passer aux bateaux : Les parcours et le temps compensé.
Parcours construit ou ouvert
La régate peut avoir lieu sur un parcours fermé (ou construit). C'est le format de course le plus utilisé par les centres nautiques. Un peu comme dans un circuit de course à pied il y a des passages obligés et une zone d'arrivée proche de la zone de départ. Sauf que le parcours d'une régate est matérialisé par des bouées.
L'opposé est le parcours ouvert : cela concerne les courses côtières, les raids, les courses au large.
Temps réel et temps compensé.
La régate peut se faire en temps réel : C'est le premier arrivé qui gagne. Cela fonctionne bien quand tout le monde a le même modèle de bateau (on parle alors de régates en monotypie). Par exemple, les régates olympiques se disputent sur des embarcations monotypes (selon l'épreuve Laser, Finn, 470, ou 49er). Ainsi, chaque équipe navigue à armes égales, et le succès repose sur la technique des compétiteurs (et un peu sur leur morphologie aussi).
Bien sûr, dans les clubs, c'est compliqué de faire courir tout le monde sur le même modèle de bateau. Et en même temps, ce n'est pas franchement équitable de laisser des bateaux différents participer à la même course. On ne peut pas - objectivement - faire concourir un Optimist contre un Laser ou un vieux Zef contre un 470. Ce serait comme laisser une Formule 1 se mesurer à une voiturette sans permis.
Alors, sans aller jusqu'à la monotypie, certaines régates sont restreintes à des bateaux ayant une jauge comparable. La jauge, pour un voilier, c'est une estimation de ses performances en fonction de sa surface de toile, de sa longueur, de son poids, sa plus grande largeur...
L'autre solution est d'attribuer un rating aux bateaux en fonction de leur jauge afin qu'ils soient tous à armes égales. L'inconvénient est que le premier voilier à passer la ligne d'arrivée ne sera pas nécessairement le vainqueur de la course. Ce qui enlève beaucoup de spontanéité à l'épreuve.
Par exemple, si un 470 fait la régate en 1 heure, son temps compensé sera de 01:00:00 * 1.0309 soit 01:01:51. Par contre, si un Zef passe la ligne d'arrivée vingt minutes plus tard, son temps compensé sera de 01:20:00 * 0.7547 soit 01:00:23. L'équipage du Zef aura gagné. Avec une minute 29 secondes d'avance.
Le tableau ci-dessous permet de simuler cette compensation à partir des ratings fournis par la FFV.
Temps réel
Modèle
Rating
Coefficient
Temps Compensé
Les bateaux participants.
Bon, on en revient aux bateaux autorisés dans la régate. On a donc :
IND : INtersérie Dériveur temps compensé. Chaque participant peut régater avec le bateau dont il dispose. Le classement se fera par compensation du temps réel.
OPTI : OPTImist
LAR : LAser Radial (ILCA 6)
LAS : LAser Standard (ILCA 7)
LAS4 : LAser 4.7 (ILCA 4)
495 : Néo 4.95
CAR : CARavelle
FCDS : Flotte Collective Dériveur Solitaire. C'est une compétition de voile où les bateaux (des dériveurs solo) sont fournis par le club organisateur.